Puisque ce post est truffé de H.S., que l'on reparle daube et que je ne peux éternellement éluder la question, voici ma recette, je ne peux malheureusement pas la déposer sur un autre site de Quark :
http://www.cuisine-et-mets.com/ puisque je ne cuisine pas avec une balance et un verre-doseur, c'est donc un shéma de recette :
Pour le boeuf à braiser, achetez en 200 grammes par personne. Faire une marinade (vin, thym, laurier, carottes, clous de girofle, aïl, et quarts d'oignons, viande : gros dés de boeuf [queue de boeuf et tétines sont les bienvenus] et bien sûr sel et poivre) et y laisser la viande 24 heures en remuant une ou deux fois, il faut un vin corsé, un Côte du Rhone par exemple, à défaut, tant pis pour l'authenticité, un Sidi-Brahim sera parfait. Pour doser la quantité de vin, à l'oeil il en faut un tiers du total qui recouvre la viande.
La cuisine proprement dite maintenant (tout au saindoux et à forte dose de préférence, l'huile de tournesol c'est bon pour les frites). Passé les 24 heures, mettre la viande à part. Faire compoter les oignons émincés (un par personne), éclater de l'aïl sous l'éminceur à plat, d'un bon coup de poing, les ajouter dans les oignons à mi-cuisson sans oublier des champignons de saison. Retirer. A la place, faire rissoler la viande (à grand renfort de saindoux), ajouter de belles "planches" de lard fumé coupées. Lorsque la viande est bien dorée, fariner, remuer puis verser un demi-verre de marc d'Auvergne. Lorsque la viande est bien imbibée, verser la marinade et le mélange oignon, aïl déjà cuit. Remplacer les feuilles de laurier de la marinade par de nouvelles et ajouter plus de carottes. Laisser cuire à feu doux deux bonnes heures. Tout au long de la journée, faire bouilloner puis éteindre le gaz et recommencer plusieurs fois. En fin de journée, une bonne daube froide doit présenter une grosse couche blanche sur le dessus comme la confiture de grand-mère, c'est bon signe, le saindoux est remonté.
Le lendemain matin(oui c'est long), relancer à feu doux, au bout d'un certain temps (ou d'un temps certain), y jeter de grosses pommes de terres coupéees en deux. Laisser cuire jusqu'au repas et engloutir.
Bon appétit.

"L'esprit a beau faire plus de chemin que le coeur, il ne va jamais si loin" (proverbe chinois)
"Méfie-toi des proverbes chinois" (proverbe auvergnat)
"J'savais pas c'que c'était, dans le doute j'les ai bouffés." - Karadoc