On ne cesse, encore aujourd'hui, de parler du "coq gaulois", alors que les pauvres Gaulois n'ont jamais le moins du monde eu ce volatile pour symbole.
A ce propos, il y a eu confusion, du fait que la langue latine ayant, elle aussi, ses homonymes, le même mot "gallus" désignait à la fois le volatile et les habitants de la Gaule. Et cette confusion qui semble remonter à la fin du règne de Néron, lorsqu'une révolte de la Gaule lyonnaise provoqua de nombreux jeux de mots.
L'Histoire fit ensuite le reste. Le coq, longtemps symbole de la lumière naissante et donc du bien, opposé en cela à la tortue, semblant tout droit venue de la Préhistoire et dont l'appellation originelle (Tartue) évoque le Tartare, le fleuve des enfers, le coq donc avait été, avec les poules, domestiqué à l'origine par les Chinois. S'il incarna rapidement la fierté, il n'avait nullement été récupéré comme emblème par les Gaulois.
Ceux-ci auraient plutôt choisi l'alouette, oiseau sacré à leurs yeux, sans doute parce qu'elle volait très haut dans le ciel, tout en faisant son nid à terre.
Source : Comment vivaient nos ancêtres. Jean-Louis Beaucarnot.



