un site pour poser des questions

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un site pour poser des questions

Messagede laselve » Mer 01 Oct 2008 14:43:50

En matières culturelles le vol est autorisé !
Aussi , sur les traces de Ptolémée qui rendait des copies et conservait l’original , j’ai tout simplement copié l’original dans un autre site !

Ainsi donc , Licornerose nous informe que :

« Bonjour,

Si vous cherchez une réponse à une question et que Google ou Wikipedia ne sont pas adaptés, je vous suggère cet excellent site:
http://www.guichetdusavoir.org/

animé par des bibliothécaires de la Bibliothèque municipale de Lyon.

Pour vous faire une idée, voici un exemple de question-réponse:

-----
Bonjour,

En 1915, le navire de guerre français "Léon Gambetta", du type "croiseur cuirassé" me semble-t-il, fut coulé par un sous-marin autrichien ou allemand dans le golfe d'Otrante entre la botte italienne et ce qui était il y a vingt ans la Yougoslavie. Je crois que ce fut le premier grand navire de toute l'Histoire maritime coulé par un sous-marin.
Presque tout l'équipage périt. Mon arrière-grand-père fit partie des victimes.
J'aimerais lire des textes racontant l'histoire de ce bateau, de sa construction jusqu'à son naufrage. Je suis évidemment particulièrement intéressé par ce qui concerne le naufrage. Je suis ouvert à toutes sortes d'informations: textes, adresses Internet, noms de livres.
Mon arrière-grand-père était second maître cannonier sur ce bateau: je serais intéressé aussi par des informations sur la vie et la carrière des matelots et officiers mariniers de cette époque.

Je vous remercie,
Hippocampe

Réponse du Département Civilisation

Au préalable petite remise en contexte : 1915 la campagne d’Adriatique

Au début de 1915, le G.Q.G. de l’armée navale est à Malte, d’où Boué de Lapeyrère dirige les divisions : d’Otrante, des Dardanelles et de Syrie. On ravitaille le Montenegro qui manque de tout. Nos bâtiments escortent les cargos. Le 24 février 1915, nous perdons le contre-torpilleur d’escadre Dague qui saute sur une mine à Antivari. Croiseurs et torpilleurs d’escadre assurent un strict blocus des ports autrichiens. Tâche surhumaine avec les opérations de patrouilles incessantes et les terribles corvées de charbonnage en pleine mer, à la merci de la première torpille.
Jusqu’ici, tout a été fait un peu sous l’inspiration du moment. Mais au début de mars, un plan de blocus est établi, précisant les points de ravitaillement et de rendez-vous pour la division d’Adriatique, ainsi que des routes de patrouille. Aux longs parcours nord-sud qui coûtent du charbon on substitue des routes en latitude à l’ouvert du canal d’Otrante. L’opération des Dardanelles a échoué et l’on prévoit qu’au lieu du rapide dénouement de la situation en Méditerranée, la guerre va être longue. Plus que jamais il faut aider l’armée serbe. Le canal d’Otrante grouille de sous-marins ennemis. Un entrefilet significatif d’un journal de mars 1915 nous apprend que « des difficultés s’élèvent pour le ravitaillement du Montenegro et de la Serbie par l’Adriatique. Les équipages des vapeurs refusent d’appareiller, par crainte des sous-marins, ou soudoyés par l’ennemi dont le service d’espionnage est des plus actifs ». Une ligne de croisière est établie entre le talon de la botte italienne (le cap Santa Maria di Leuca) et l’ile sainte-Maure à l’entrée nord du golfe de Patras. Quatre bâtiments font chacun un quart du trajet : Victor-Hugo, Jules-ferrry, Waldeck-Rousseau, Léon - Gambetta .

C’est sur son secteur de surveillance de 25 miles que le Gambetta est torpillé dans la nuit du 27 avril 1915 à 0 h 20, par l’U. 5, Commandant von Trapp à 14 miles du Cap Santa Maria di Leuca . Le bâtiment prend rapidement de la bande. Un seul canot peut être mis à l’eau. Il est prévu pour 58 hommes, mais 108 marins parviennent à y prendre place, et comme le temps est beau, ils font route aussitôt vers la côte italienne. Il est 2 h. Le canot atteindra miraculeusement le village de Santa Maria vers 8h du matin. L’alerte aussitôt donnée, de Tarente et de Brindisi, des torpilleurs se portent sur les lieux du drame. Des 500 hommes qui se trouvaient à l’eau à minuit, ils ne retrouvent que 29 survivants épuisés. On ne retrouve aucun officier . Le Capitaine de Vaisseau André, commandant le Léon-Gambetta et l’Amiral Senes sont parmi les 684 morts

D’après La Royale:L'histoire illustrée de la Marine nationale française des débuts de la vapeur à la fin de la première guerre mondiale par Jean Randier.

Un autre titre : La marine française dans la guerre (1914 - 1918) :la guerre navale dans l'Adriatique par A. Thomazi relate, bien évidemment, le même évènement , citons ce passage émouvant :
P.78: Arrivés vers 14h sur les lieux du sinistre les torpilleurs recueillent 29 survivants accrochés aux épaves, et 58 cadavres qu’on inhume avec les honneurs militaires dans le petit cimetière de Garignano près de Santa maria di Leuca.

En appendice de ce livre : une liste des unités navales françaises citées à l’ordre du jour dans l’Adriatique : Croiseur cuirassé Gambetta (journal officiel du 6 aout 1915)

Dans la presse, citons,* entre autres, Le Temps du 30 avril 1915 consultable sur microfilm à la BmL

*Vous pouvez également faire des recherches dans le fonds de la guerre 1914-1918 de la BmL :
ce fonds voulu par le maire Edouard Herriot se constitue à partir de 1915 par trois moyens : des abonnements et des achats à des librairies françaises, suisses, italiennes ou anglaises ; des envois de correspondants à l'étranger aussi bien diplomates qu'expatriés ; des saisies des centres de censure postale. Plus de 20 000 documents ont ainsi été rassemblés : des revues allant de la Vie Parisienne avec les petites annonces des soldats, aux publicités Banania et de faux avis de décès de Guillaume II... Au bout de 1500 jours d'un conflit d'une violence inégalée dans l'histoire, les documents, livres et revues, nous livrent un témoignage brut et bien éloigné de la propagande de la mobilisation.

Sur le web : nous avons trouvé quelques renseignements :

Les naufragés du léon-gambetta en 1915 d’après un site amateur de généalogie . On peut émettre des réserves sur les sources historiques de cette liste , mais à partir des noms cités vous pouvez consulter Le guide de recherches généalogiques "Marine"

La fiche descriptive du Léon-Gambetta(Service historique de la Défense)

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Connaissez-vous d'autres sites de ce genre?

Bonne journée,

H (=LR »

Merci Licornerose
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Messagede Le Varègue » Jeu 02 Oct 2008 23:11:22

Tu crois qu'ils seraient capables de retrouver ma carte bleue ? :sm1:

Ce site envoie toujours vers des bibliothèques lyonnaise ou apportent souvent des réponses précises ? On (moi en tout cas) a du mal à voir s'il s'agit d'entraide d'internautes ou de services organisés, je veux parler d'employés... Ca doit être l'heure, bonne nuitée !
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Messagede laselve » Mar 07 Oct 2008 07:14:51

Je vais poser une question et on verra bien...

... si j'arrive à m'inscrire ...

... ce qui ne semble pas encore gagné !!!
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Messagede Le Varègue » Mar 07 Oct 2008 08:58:24

T'as raison, je n'essaye même pas d'imaginer la question, c'est un suicide collectif que tu cherches ? :lol: En même temps demande leur pour ça et pour la recette de l'ortolan-melba. :wink:
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Messagede laselve » Ven 10 Oct 2008 10:00:21

Voilà ! J’ai posé ma question ( un truc banal que j’avais lu , que tout le monde répète , mais sans confirmations nulle part ).

Le service est sympa , assez rapide , et on vous avertit quand la réponse arrive .

MA QUESTION :
« J'ai lu que les ruines de Pompéi ont été bombardées durant la seconde guerre mondiale .
Peut-on savoir par qui , à quelle occasion , l'importance des bombardements et leur impact sur les ruines ? »

REPONSE du Service Guichet du Savoir
«
Seul l'ouvrage d'Egon C. Corti : Vie, mort et résurrection d'Herculanum et de Pompéi, y fait allusion :

Depuis 1748, date des premières fouilles, deux siècles s'étaient écoulés; en dépit de guerres multiples, en Europe, jamais la paix n'avait été troublée à Pompéi et à Herculanum. Ce triste privilège était réservé à notre époque; en 1943, les ruines des cités exhumées retentirent de l'explosion des bombes et du fracas de la bataille.

Au cours de la dernière guerre, après l'occupation de l'Afrique et de la Sicile, les Alliés franchirent le détroit de Messine et débarquèrent en Calabre, le 3 septembre 1943; le même jour, l'Italie capitula, consacrant la défaite de l'Axe. Un nouveau débarquement des troupes anglo-américaines se préparait avec, pour objectif, la péninsule de Sorrente et la région voisine.

A la fin du mois d'août, l'aviation alliée entreprit de nombreux raids de reconnaissance au-dessus de Pompéi. L'un d'eux, particulièrement important, eut lieu le 24 août; il convenait de s'assurer que les ruines de Pompéi ne cachaient pas de troupes allemandes. Soudain, au cours de la nuit, des fusées à parachute descendirent au-dessus de la cité endormie. Dans le voisinage immédiat se trouvaient effectivement des installations militaires, peu nombreuses il est vrai : batteries de D. C. A., petits détachements, véhicules, etc... Les Alliés conclurent à la présence de formations allemandes dissimulées dans les ruines; on parla même d'une division blindée qui se serait cachée dans les environs, confiante dans la protection que lui assuraient les scrupules de l'adversaire et sa crainte d'endommager les vestiges de l'antiquité.

Cette même nuit, des bombes tombèrent sur Pompéi; l'une d'elles explosa au centre du Forum, une autre atteignit le petit musée installé à l'entrée de la ville; ses vitrines contiennent les moulages de Fiorelli et mille objets précieux. Les témoignages de l'antiquité gisaient, épars au milieu des gravats. Le professeur Maiuri accourut sur les lieux et multiplia les démarches auprès des différents commandants de troupes, les suppliant d'épargner à Pompéi les horreurs de la guerre. Ce fut en vain ; finalement, désespéré, il vint à Sorrente demander conseil au philosophe Benedetto Croce; déjà, non seulement le petit musée était anéanti mais une partie de l'enceinte et plusieurs maisons pompéiennes avaient été réduites en poussière par les bombes.

Le 9 septembre, le débarquement allie eut lieu aux environs de Salerne ; de nouveau, attirés par le feu des batteries antiaériennes dissimulées dans le voisinage, des avions survolèrent Pompéi. Chassés de leurs foyers par la bataille, par milliers, les réfugiés étaient venus s'abriter dans les ruines. Les Alliés crurent que d'importantes forces adverses y étaient concentrées. Vers la mi-septembre, 150 bombes tombèrent sur la ville; par bonheur, elles n'occasionnèrent que des dégâts minimes; le portique de la palestre, la villa de Diomède, les maisons du Faune, des Vettii et de TrebiusValens, furent néanmoins endommagées. Hasard providentiel : la plupart des projectiles atteignirent des terrains vagues, des chaussées dallées ou des ruines sans importance. En pleine bataille, le professeur Maiuri dut abandonner la ville, sa raison d'être ; parti à bicyclette, il fut blessé par une balle de mitrailleuse.

Rendons néanmoins hommage à l'attitude des autorités alliées; dès la fin du combat, elles réparèrent sans délai les dommages infligés à Pompéi et firent le nécessaire pour éviter que les chasseurs de souvenirs en uniforme et les pillards ne tirassent parti de la situation, infligeant à la ville de nouveaux dégâts. A la grande satisfaction du professeur Maiuri dont la blessure était heureusement bénigne, le major américain Gardner — j'ai eu le plaisir de le rencontrer à Vienne où il évoqua ses souvenirs au cours d'une conférence —prit Pompéi sous sa protection.
La tâche actuelle du professeur Maiuri consiste à faire disparaître les traces de la guerre et à poursuivre les fouilles; l'inflation et les troubles, séquelles du dernier conflit, compliquent singulièrement la situation. A Pompéi, le travail est relativement facile mais il l'est moins à Herculanum où 15 à 20 mètres de lave constituent un obstacle de taille. Récemment, on y a découvert des statues, dont un groupe représentant un cerf attaqué par des chiens, des fresques et des mosaïques qui témoignent d'un raffinement et d'un luxe plus grands qu'à Pompéi. Malheureusement, le centre d'Herculanum, le Forum et les édifices qui le bordent, sont toujours enfouis sous la lave et l'agglomération de Résina; le problème du relogement des habitants n'a pu encore être résolu.
Le moment est venu de solliciter l'appui des mécènes américains et anglais pour activer le dégagement de Pompéi, en reprenant le projet de collaboration internationale élaboré par Waldstein. En dépit des difficultés, il est certain que l'avenir réserve encore d'importantes découvertes.

Le directeur des fouilles, le professeur Maiuri, ses collaborateurs et les ouvriers se dévouent corps et âme à leur tâche et leur ardeur est le gage des réussites futures. De magnifiques œuvres d'art dorment encore, enfouies dans les entrailles de la terre. »


J’ai trouvé :
Corti, Egon Caesar, 1886-1953

« Vie, mort, et résurrection d'Herculanum et de Pompéi » [Livre] / Comte Egon Caesar; trad. de l'allemand par Henry Daussy. -
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Messagede Le Varègue » Ven 10 Oct 2008 10:19:14

Efficaces les services de la BmL !

Coïncidence, lu hier dans La Gaule de F. Lot :

"Les choses changent d'aspect à partir du Ier siècle de notre ère, ou environ. On a découvert près de Millau (Aveyron), au lieu dit la "Gaufresenque", des masses de débris montrant qu'il y a eu là une suite d'ateliers s'étendant sur un kilomètre de long. D'innombrables marques de potiers ont permis d'établir en toute sûreté qu'un foule de poteries trouvées en Italie, en Germanie, même en Bretagne proviennent de ce centre. Pour l'Italie, le port d'embarquement était surtout Narbonne mais on exportait aussi par les graus [estuaires] du Petit-Rhône et Lyon.
On retrouve ces produits à Rome, à Naples, à Pompeï. Chose curieuse, on a retrouvé en cette dernière ville une caisse d'emballage renfermant des bols et lampes de la Graufesenque que la catastrophe de l'an 79 n'a pas permis de déballer."
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