Les filles du Tsar Nicolas II ont-elle survécu au drame ?

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Re: Les filles du Tsar Nicolas II ont-elle survécu au drame ?

Messagede elie durel » Jeu 28 Jan 2010 17:06:44

En ce mois de janvier, un correspondant d’Ekaterinbourg signale :

« Il y a de nouveau une certaine agitation à Ekaterinbourg (notre province porte toujours le nom maudit de Sverdlov comme celle de Petersbourg celui de Lenine...):
le prince Nicolas Romanovitch Romanov, soucieux de montrer son poids d'aîné des Romanov, demande que les deux squelettes entreposés (oubliés?) à la morgue - "Alexis" et "Maria" soient transférés cette année à la cathédrale des saints Pierre et Paul de l'ancienne capitale.
S'agite aussi beaucoup la princesse Maria Vladimirovna, mais pour une reconnaissance de son fils Georges (von Hohenzollern) comme unique héritier de la dynastie dont on fêtera les 400 ans en 2013. Gros soutien par le Patriarcje Kyril, chef de l'Église russe.
Pointe aussi le bout de sa barbe ... le prince Michael de Kent.
Beaucoup de passions en perspective après notre hiver glacial qui n'est pas terminé. »

Et puis, selon les médias

La famille Romanov a saisi vendredi la justice russe pour réclamer la reprise de l'enquête criminelle sur l'exécution du dernier tsar de Russie Nicolas II close il y a un an, ont annoncé leurs représentants lors d'une conférence de presse à Moscou.
La grande-duchesse Maria Vladimirovna, chef de la maison impériale Romanov, "a déposé une plainte au tribunal Basmanny de Moscou en demandant de juger illégale et infondée" la décision du comité d'enquête du parquet russe de clore l'enquête, a déclaré l'avocat Guerman Loukianov.
Elle demande également d'"obliger le comité d'enquête à lui fournir une copie de la résolution sur la fermeture de l'enquête", selon la même source.
Selon les Romanov, la décision de clore l'enquête "contredit la décision de la Cour suprême" russe qui a reconnu en octobre 2008 Nicolas II et sa famille "victimes de la répression politique".
"Et le comité d'enquête semble estimer qu'ils ont été tués par des criminels", a ajouté Me Loukianov.
La demande de rouvrir l'enquête s'explique par le fait que la grande-duchesse ne veut pas qu'il "ait du nihilisme juridique" dans cette affaire, a-t-il poursuivi.
La famille Romanov et l'Église orthodoxe doutent par ailleurs que des restes humains découverts en 2007 dans la région d'Ekaterinbourg soient ceux du tsarévitch et de sa soeur Maria, assassinés avec toute leur famille, malgré les résultats de tests ADN en Russie, aux États-Unis et en Autriche.
"Ces restes sont enterrés dans la sépulture de la famille Romanov, mais nos avons des doutes", a déclaré Alexandre Zakatov, chef de la chancellerie de la maison Romanov.


Décidément, les autorités russes peinent à "enterrer" définitivement le dernier tsar de toutes les Russie et les siens sur la base de leur massacre présumé dans la maison Ipatief. Même si une autre vérité officielle ne peut plus surgir ou être unanimement admise, il apparaît clairement que la version « Sokoloff » et « Yourovski » (tous les deux proches du prince Orloff) a été une manipulation. Je crois en avoir apporté une certaine démonstration avec des éléments inédits.
A présent, si les Romanof n’ont pas été massacrés dans la maison Ipatief que sont-ils devenus ?

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Re: Les filles du Tsar Nicolas II ont-elle survécu au drame ?

Messagede elie durel » Lun 08 Fév 2010 14:46:28

Pour envisager, une éventuelle survivance, il faut admettre que les Romanof n'ont pas été assassinés dans la maison Ipatief. Comme les deux enquêteurs qui ont précédé le juge Sokoloff l'ont constaté, il y a très vraisemblablement eu une mise en scène ; en voici le scénario.

Si l’on analyse objectivement et sans a priori tout ce qui a trait à la version du massacre collectif de la Famille impériale et des serviteurs dans la maison Ipatief, force est de constater qu’elle n’est pas probante. Les conclusions des premiers enquêteurs, les premiers avis et communiqués officiels font état d’une possible mise en scène ou, pour le moins, émettent des doutes ou ne tranchent pas.
L’émotion (voulue et toujours actuelle) suscitée par l’évocation d’un massacre d’enfants dans des conditions terribles et les reconstitutions cinématographiques sont très certainement plus persuasives (souvent inconsciemment) que les éléments objectifs pour accréditer le massacre des Romanov dans la chambre jaune (parquet peint en jaune et papier peint à dominante jaune).

Au départ, la thèse du massacre vient de Koutouzov, l’adjoint au procureur public d’Ekatérinenbourg, qui aurait appris du citoyen Fiodor Gorchkov que le tsar et toute sa famille auraient été assassinés dans la maison Ipatief (dans les appartements et non dans l’entresol). Ce dernier aurait dit tenir cette révélation de l’enquêteur Tomachevski qui l’aurait appris d’un témoin oculaire ou d’un proche des autorités soviétiques.
Ce bref témoignage de troisième ordre constitue la trame sur laquelle Sokoloff a brodé sa version. Il servira aussi à fonder la survivance de la grande-duchesse Anastasia.
« Toute la famille fut rassemblée dans la salle à manger où on leur annonça qu’ils allaient être tous fusillés. Peu après, les « Letts » tirèrent et toute la famille s’écroula. Après quoi, en vérifiant que tout le monde était bien mort, des gardes s’aperçurent que la grande-duchesse Anastasia vivait encore. Lorsqu’ils la touchèrent, elle poussa un cri horrible. On lui donna un coup de crosse sur la tête et elle fut percée de trente-deux coups de baïonnette

Il convient aussi de noter que personne, en dehors de Yourovky et de ses tchékistes (et peut-être Paul Medviedef), n’a eu la possibilité d’identifier les cadavres évacués de la maison Ipatief, ce qui est étrange. En effet, officiellement c’est le peuple, à travers les gardes rouges, qui a jugé, condamné et exécuté les Romanov dans la maison Ipatief.

Il est aussi très invraisemblable que 11 tireurs armés d’un révolver (quelle que soit leur position) aient pu tuer 11 personnes dans une pièce de seulement 24 m2. Surtout lorsque l’on sait que seulement 16 impacts de balle ont été retrouvés dans la cloison dont 12 dans un rectangle de 0,50 m X 1,30 m situé au plus bas à 0,20 m du sol et au plus haut à 0,75 m. Le peu d’impacts a beaucoup embarrassé le juge Sokoloff qui a imaginé que des balles étaient restées dans les corps. Ceci est peu probable, car à cette distance et vue la puissance des armes, les balles ont certainement toutes traversé les victimes. D’ailleurs, sur les 16 impacts concentrés dans le rectangle, 12 étaient « ourlées » de sang, ce qui montre qu’elles ont traversé des corps (ceux des serviteurs).

Si l’on se réfère aux témoignages connus les membres de la Famille impériale et les serviteurs n’avaient pratiquement rien pris avec eux pour descendre à l’entresol. Or, si l’on se réfère à la quantité considérable d’objets et d’effets vestimentaires retrouvés sur le lieu de l’inhumation présumée (les Quatres-Frères) par les enquêteurs, par les curieux et même par Sokoloff et si l’on y ajoute ceux qui n’ont pas été restitués ou qui ont été brûlés pour faire croire à l’incinération de corps, il est patent que la plupart ont été transportés là en dehors de leurs propriétaires.
L’utilisation de drap et de coupons de toile militaire pour envelopper les corps sans permettre leur identification laisse sérieusement à penser que de faux cadavres ont été fabriqués pour tromper les gardes rouges qui ont observé la scène du chargement dans le camion et qui ont ensuite raconté ce qu’ils ont vu à leurs camarades. Ce sont leurs témoignages qui étayent la version du massacre de la Famille impériale. Faire sortir les Romanov dehors pour se rendre dans l’entresol, alors qu’un escalier intérieur existe, relève du même stratagème pour leurrer les sentinelles extérieures afin qu’elles témoignent en conséquence.
La volonté évidente de ne pas permettre l’identification des corps est aussi anormale que suspecte.
Quant à la scène du crime, les premiers enquêteurs ont tous fait le même constat : beaucoup moins de 11 personnes ont été tuées dans la chambre jaune. Même Sokolov a été embarrassé. Le nombre d’impacts, la quantité de sang (du sang de porc aurait été ajouté par la suite !)…

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Re: Les filles du Tsar Nicolas II ont-elle survécu au drame ?

Messagede elie durel » Jeu 11 Fév 2010 13:25:47

Dans mes messages précédents, j'ai présenté les deux protagonistes (le prince N. Orloff et le juge N. Sokoloff) de la version dite officielle sur la fin des Romanof. J'ai aussi résumé la démonstration des mises en scène réalisées par Yourovski (le commandant tchékiste de la maison Ipatief et l'ami du prince Orloff) dans la chambre jaune de la maison Ipatief et au lieu-dit "Les Quatres-Frères" afin de couvrir la fuite des membres de la Famille impériale.

Lorsque l'on analyse objectivement (et sans se laisser troubler par l'atrocité de la scène archi connue du pseudo massacre collectif de 11 personnes dont femmes et enfants) ce que l'on connaît des évènements qui se sont déroulés dans la maison Ipatief, il y a manifestement plus d'éléments qui plaident pour une mise en scène que pour un massacre collectif (Famille impériale et serviteurs). De là, l'hypothèse d'une autre fin des Romanof est tout à fait plausible. Dans ce cas, la question première qui se pose est de savoir comment ils ont quitté la maison Ipatief. D'un témoignage émanant du prince N.V. Orlof, les membres de la Famille impériale auraient, sous la protection d'agents de la Tchéka, été évacués par un tunnel, de la maison Ipatief au consulat britannique situé de l'autre côté de la rue. Or, j'ai découvert récemment l'existence d'un livre "Sauver le Tsar" publié au printemps 1920 à San Francisco sous le pseudonyme de James P. Smythe. En fait sous ce pseudo se cache Georges Romanovskiï, consul russe à San Francisco et William Rutledge Macgarry, un britannique présentateur de films de guerre. Ce sont eux qui ont mis en forme des témoignages de l'agent britannique Charles James Fox et d'Alexeï Sivorotka, un russe blanc infiltré parmi les bolchéviques (sous le contrôle du prince Orloff).
Ce qui est intéressant, c'est que ce livre est à ma connaissance le tout premier à avoir été publié sur le sort des Romanov volatilisés dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918. En effet, il est paru (pour s'évaporer l'année suivante) moins de 2 ans après les faits et dans des conditions troublantes. Comment concevoir que cette hypothèse du tunnel soit totalement imaginaire et fantaisiste ? Il doit bien y avoir au moins un début de vérité.
Soit Orloff a dit la vérité à mon témoin, soit il connaissait l'existence de tunnels, soit il a eu connaissance de ce livre retrouvé au début des années 1970 par le journaliste américain Guy Richards.

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Re: Les filles du Tsar Nicolas II ont-elle survécu au drame ?

Messagede elie durel » Jeu 18 Fév 2010 13:25:26

Malgré toutes les recherches entreprises jusqu’à ce jour dans les archives secrètes russes, aucune preuve n'a été retrouvée d'un ordre donné par Lénine pour éliminer la Famille impériale : il n'avait d’ailleurs aucun intérêt à cela. Quatre possibilités se présentaient pour se débarrasser des encombrants Romanof : 1- les assassiner par des agents de la tchéka sur ordre du centre (version Sokoloff). 2- les laisser assassiner par les socialistes-révolutionnaires opposés à Lénine (version locale d’Ekatérinbourg qui a valu la mort à des innocents). 3- Les exfiltrer aux risques et périls des "sauveurs" et des prisonniers, mais avec la complicité de la tchéka. 4- Les laisser condamner et exécuter à la suite d'une décision au niveau local (idéologiquement par le peuple), c'est ce que l'on a laissé entendre à Moscou.
De ces quatre possibilités, Lénine, le pragmatique, a vraisemblablement écarté la première qui était inutilement risquée pour lui. Les trois autres ne le desservaient pas vraiment. Toutes ces possibilités ont été volontairement et involontairement embrouillées, ce qui alimente le mystère. Mes conclusions aboutissent à l'hypothèse 3.
Quant aux Blancs, ils n'avaient aucun intérêt à récupérer les Romanof. Koltchak, le chef du gouvernement provisoire, s'orientait vers une dictature militaire, non vers le rétablissement du tsarisme.
L’hypothèse d’une exfiltration de la Famille impériale vers l’Allemagne est très plausible. Comme je crois l’avoir déjà indiqué, le remplacement, comme commandant de la maison Ipatief, du bolchévique A. Advieev (plutôt favorable aux Romanof) par le tchékiste J. Yourovski (proche du prince Orloff en tant qu’agent de la police secrète) n’était nullement le signe d’une décision du Centre d’assassiner les Romanof. Au contraire, le tchékiste et commissaire militaire pour tout l’Oural P. Golostchekine est revenu de Moscou vers le 12 juillet avec l’ordre non écrit (comme pour V. Yakovlef qui a tenté d’exfiltrer la Famille impériale à partir de Tobolsk) de remettre les Romanof entre les mains d’un groupe d’officiers allemands qui attendaient cette décision en gare d’Ekatérinbourg. Les mises en scène organisées par des tchékistes, dans la maison Ipatief (meurtre des 4 serviteurs) et au lieudit des Quatre-Frères (mascarade invraisemblable qui dura 3 jours et 3 nuits pour ensevelir ou faire disparaître des cadavres), ont servi à couvrir la fuite des Romanof le plus longtemps possible.
Rapidement, les choses ont mal tourné pour le tsar et son fils. Alexis est devenu intransportable en raison de son état et il est vraisemblablement décédé des suites de son hémophilie (peut-être au Consulat anglais situé en face de la maison Ipatief). Quant à Nicolas II, il aurait vigoureusement refusé l’exil en Allemagne. Dans la confusion, il serait mort accidentellement ou de sa propre volonté.
Restaient les femmes. Des archives de Sokoloff retrouvées aux États-Unis (car subtilisées à la veuve du juge par Orloff remariée à une Américaine en 1940), des témoignages précis confirment la présence de l’impératrice et des quatre grandes-duchesses à Perm (ville située sur la ligne de repli stratégique des forces rouges). Ces témoignages confirmés par mes propres sources font état d’une évasion de Maria accompagnée d’Anastasia. Cette dernière fut reprise et mourut à Perm après avoir été battue à mort. Maria serait parvenue à s’enfuir et à rejoindre Omsk par le train (elle était la seule des filles à bien connaître les subtilités ferroviaires pour avoir vécu avec ses parents la tentative d’exfiltration de Tobolsk). Assez rapidement, sa mère et ses deux sœurs aînées trouveront la mort…

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Re: Les filles du Tsar Nicolas II ont-elle survécu au drame ?

Messagede elie durel » Mer 24 Fév 2010 15:49:56

Après la mort d’Anastasia et la fuite de Maria, Alexandra, Olga et Tatiana sont transférées rue Pokrovskaïa, dans les locaux du service de ravitaillement de l’Oural à Perm où elles vont être prises en charge comme de vulgaires marchandises.
Vers la fin du mois de novembre, elles sont ainsi évacuées en direction de Viatka, un village sur les bords de la rivière du même nom, au nord de Glazov. Puis, les bolchevicks décident de les conduire vers Kazan, à environ deux cents kilomètres au sud-ouest de Perm. Mais là, les forces contre-révolutionnaires tentent de percer le front pour marcher vers Moscou. Sur un ordre de Trotski, le ministre de la Guerre, les prisonnières vont servir d’otages pour tenter de stopper ou, tout du moins, de freiner la progression ennemie. Les Blancs sont informés de leur présence dans cette région et ils savent que leur vie est en jeu en cas d’attaque. Mais, à l’état-major de l’amiral Koltchak, les militaires disposent d’une information selon laquelle deux des Grandes-Duchesses au moins seraient en fuite. Ils tendent donc à croire à une nouvelle ruse des bolchéviques qui ont déjà joué cette carte pour retarder la prise d’Ekatérinenbourg.
Trois malheureuses femmes sont pourtant bel et bien exposées. Elles se trouvent à bord d’un train affrété pour transporter des renforts en hommes et en matériel jusqu’à Kazan menacée par les armées blanches. Quelques dizaines de kilomètres avant cette ville, la voie ferrée est dynamitée au passage du convoi qui sort des voies avant d’être pris d’assaut. Dans le déraillement et la bataille qui suit, Alexandra, Olga et Tatiana trouvent la mort.
Lorsqu’un officier monarchiste identifie les corps de l’Impératrice et des deux Grandes-duchesses, il est consterné. Dès que la nouvelle parvient à Omsk, elle est aussitôt mise sous contrôle strict pour ne pas se propager. Certains de ceux qui en ont eu connaissance seront éliminés et peu de membres du gouvernement provisoire blanc seront informés.
Par précaution et déférence, chaque cadavre est enfermé dans un conteneur en zing hermétique lui-même placé à l’intérieur d’un cercueil.
L’inhumation a lieu en secret dans le cimetière où repose Anastasia et son oncle, le grand-duc Michel. La Tchéka n’en établit pas moins un rapport confidentiel. Une vingtaine d’années plus tard, ce document permettra de disposer des restes de membres de la famille impériale de Russie afin de préparer une nouvelle imposture.
Maratov, le chef de la Tchéka locale de Perm, ne se pardonnera jamais de ne pas avoir su ou pu protéger les Romanof. En 1919, il sombrera dans une profonde dépression qui le tourmentera jusqu’à sa mort en 1947.

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Re: Les filles du Tsar Nicolas II ont-elle survécu au drame ?

Messagede elie durel » Mar 02 Mar 2010 17:44:58

De la Famille impériale, il n'y aurait donc qu'une survivante, Maria. Il est vrai qu'elle était certainement la seule à tenter et réussir une évasion. Confidente de son père, elle lui avait promis de tout faire pour assurer la pérennité de la dynastie des Romanof. Lui se savait condamné à mourir, d'une façon ou d'une autre.
Avec le succès de la Révolution bolchévique (à partir de mai 1919), tout membre de la famille Romanof tenté par une restauration monarchique se condamnait à mort.
La survie de Maria ne pouvait se concevoir que dans une clandestinité absolue, mais non ostentatoire pour ne pas attirer l'attention. Comment y parvenir durablement ? Détourner l'attention en exploitant l'histoire d'une prétendante (l'inconnue de Berlin devenue Anna Anderson), placer la survivante dans une situation à la fois voyante et discrète qui ne suscite pas les soupçons, tel était le défi auquel a dû répondre le prince Orloff avec la complicité du juge Sokoloff. Le stratagème a partiellement réussi.

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Re: Les filles du Tsar Nicolas II ont-elle survécu au drame ?

Messagede elie durel » Dim 07 Mar 2010 21:31:10

Maria aurait donc échappé à ses géôliers à Perm et elle serait parvenue à Omsk où le prince Orloff aurait assuré sa protection et organisé sa vie dans la clandestinité. Cela peut paraître incroyable, mais ce ne l'est certainement pas plus que d'affirmer qu'Anna Anderson était Anastasia. Des informations qui m'ont été communiquées et de l'enquête que j'ai menée, rien ne contredit cette hypothèse, au contraire. Au moment où Maria a fui la Sibérie, le bruit de la présence d'une grande-duchesse a circulé à Vladivstok, de même lorsqu'elle est arrivée à Paris (source Gleb Botkine).
Je n'ai pu obtenir de photographie de cette survivante, mais j'ai recueilli des témoignages sur son apparence physique, son comportement... Sur la base d'une quinzaine d'éléments, la concordance avec Maria est pour le moins troublante. Cette survivante qui a vécu en Sologne est décédé en 1983 dans un couvent orthodoxe de l'Eure après y avoir vécu recluse pendant une vingtaine d'année. Mais avant,quelques personnes l'ont connu (dont mon témoin) sans savoir qui elle était vraiment, elle se disait sans famille !


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